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TABET Sylvia - "Je n’ai pas vu tes yeux" - Paris : Hachette littératures, 2002.
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A vingt-six ans, Anne attend son premier enfant. Elle a déjà choisi son prénom, il s’appellera David. Un matin, elle constate avec effroi qu’elle perd du sang. L’obstétricien est rassurant, ce n’est rien. A sept mois de grossesse pourtant, on lui apprend brutalement que faute de liquide amniotique, le développement normal de son enfant est compromis. Elle ne garde pas le bébé. Mais elle doit accoucher. Accoucher d’un enfant mort. Que dire de l’existence d’un enfant qui n’a pas connu la vie ? : «Pour David, l’état civil n’existe pas. Les parents d’un foetus n’ont pas de déclaration à faire. Car leur enfant, selon la loi, n’a pas vécu. Etait-il seulement un enfant ?». De David, il ne reste donc rien, si ce n’est ce livre. Dans une langue concrète et dense, ce récit émouvant et libérateur est dédié à l’enfant douloureusement chéri.
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