Jérôme me manque
En 1998, j'ai perdu mon fils Jérôme
alors enceinte de 26 semaines. J'allais à chaque visite mensuelle. J'étais suivie de très
prêt car j'avais une grossesse dite à risque. En effet, j'avais pratiqué une fécondation in vitro et le placenta était
en previa.
Lors d'une visite, il s'est passé une chose bizarre car mon gynécologue a insisté sur les reins de mon fils : il avait plusieurs
kystes. Tout à commencer à ce moment, j'ai du faire une échographie morphologique afin d'être sûre. Le compte-rendu était
identique. Par la suite, j'ai dû subir une amniocentèse qui c'est très mal passée. Le médecin m'a traité comme
un vulgaire morceau de viande, ce n'était pas mon gynécologue. Les résultats aurait du m'être communiqués par mon médecin,
mais j'ai reçu un appel téléphonique de la secrétaire de l'autre médecin. Elle me demande de venir le voir car il y
avait un problème avec mon bébé. Je me suis empressée d'appeler le secrétariat de mon médecin (ma belle-sœur).
Elle m'a rassuré, m'a demandé de ne pas m'inquiéter et de venir le lendemain en consultation à 7 heures 45.
En arrivant le lendemain, j'ai senti que ma belle-sœur savait parfaitement les causes de la malformation de mon bébé. Par la suite, je suis
allée voir un généticien et j'ai du procéder à une IMG.
Nous n'avons pas pu inscrire notre petit Jérôme sur
notre livret de famille, je souhaiterai tellement qu'il soit inscrit à l'état civil pour avoir une preuve de son existence. Notre entourage
nous a persuadé de faire des funérailles.
J'ai toujours l'impression qu'il va bientôt venir à la maison et que tout ça ce n'était qu'un mauvais rêve. Il me
manque… Je n'ai pas eu d'autre enfant. Après plusieurs examens, on m'a expliqué que c'était dû à mon état psychologique.
Au début 2003, j'ai arrêté les FIV car je ne supporte plus les échecs.